Le commerce électronique

commerce electronique

Entre technique et stratégie

Faire du commerce électronique ne s’improvise pas. Outre les éléments juridiques à prendre en compte, le choix d’une plateforme bien conçue, c’est-à-dire facile à administrer et optimisée pour le référencement est un préalable, tout comme la stratégie marketing web mise en place. C’est pourquoi il est essentiel d’être entouré par des professionnels experts de la vente en ligne. L’équipe MP6 est constituée de spécialistes du web et du e-commerce pour vous aider à concevoir, entretenir et améliorer vos performances de vente en ligne.

En France, les premières ébauches du commerce électronique voient le jour avec le minitel. L’arrivée d’Internet a ensuite contribué au développement de nouveaux modèles économiques portés par AOL, Amazon et eBay. Le m-commerce est alors à son tour apparu, en même temps que la téléphonie mobile qui se vulgarise au début des années 2000.

Une loi pour encadrer le e-commerce

En 2004, la loi pour la confiance dans l’économie numérique voit le jour dans le but de régir les aspects juridiques du commerce électronique. Cette loi n’est autre que la transposition d’une première réglementation relative à la vente en ligne et aux différents aspects juridiques du commerce électronique et de la société de l’information. Celle-ci a été adoptée par le Parlement européen en juin 2000.

Le commerce électronique est l’échange de services ou de biens sur les canaux informatiques et téléphoniques. On le désigne communément sous le terme de vente en ligne.

Les modèles

Actuellement, on distingue différents modèles de relations dans le commerce électronique. On peut citer le B2G, acronyme de business to government, qui désigne la forme d’échange réalisée entre les sociétés privées et le gouvernement. On peut également citer le B2B, pour business to business, qui est aujourd’hui le modèle de relation le plus répandu dans le commerce électronique. Il désigne les échanges effectués d’une entreprise vers une autre ou, de manière générale, les échanges de biens ou services entre professionnels. Le B2E, signifiant business to employee, désigne l’échange de services entre une entreprise et ses collaborateurs. On utilise également le terme Intranet pour désigner ce type de service. Enfin, on peut citer le B2C ainsi que le C2C désignant respectivement les échanges à destination des particuliers et ceux réalisés entre particuliers.

La vente à distance dans le commerce électronique

Un bien ou service proposé dans le cadre du commerce électronique est considéré comme une vente à distance. Parmi les modèles de vente correspondant à ce type de commerce, on distingue principalement les transactions réalisées entre particuliers, depuis les entreprises vers les particuliers ou entre entreprises. Le commerce électronique entre particuliers se présente sous trois formes. On distingue la vente aux enchères, les tiers de confiance et les petites annonces. Le commerce réalisé depuis les entreprises vers les particuliers comprend quant à lui la vente de divers biens et services : livres, DVD, matériels électroniques, PC, billets d’avion, vêtements, produits d’habitat, musique en ligne, location de contenus numériques, VOD, etc.

BtoB et e-commerce

Le commerce électronique réalisé entre entreprises consiste en l’échange de produits essentiellement destinés aux professionnels. Il s’agit entre autres de produits viticoles, de copieuses de plan, de traceurs, de scanners ainsi que tous types d’équipements destinés aux bureaux d’études. Il peut également s’agir de matériels BTP ou encore de véhicules utilitaires tels que les camions, fourgons et les véhicules frigorifiques. Concernant les services en ligne, il s’agit en grande partie de services sur Internet pouvant être payants ou gratuits. Parmi ceux-ci, on peut entre autres citer la banque en ligne, l’assurance en ligne ou encore la presse en ligne.

Le e-commerce dans la distribution marketing

Se lancer sur le marché du commerce électronique implique le recours à un prestataire en charge de l’étude de marché et de la concurrence. Cette démarche permet d’étudier son positionnement sur le net. Deux types de ventes coexistent actuellement dans ce type de commerce : les ventes combinées et les ventes multicanaux. Les ventes combinées désignent un modèle commercial associant des transactions en ligne avec un réseau de distribution classique. En d’autres termes, il consiste à associer les sites marchands aux points de vente physiques par opposition au tout virtuel. Il est par exemple possible de réserver un produit en ligne avant de venir l’essayer en magasin. On peut également évoquer la possibilité d’acheter sur un site marchand et récupérer l’article choisi dans le magasin le plus proche.

Les ventes multicanaux

Les ventes multicanaux offrent quant à elles la possibilité d’associer plusieurs supports dans la relation avec le consommateur : télévision numérique, Internet, magasins physiques et services mobiles. L’objectif de la vente multicanal est de pouvoir suivre le consommateur utilisant de nombreux canaux dans son parcours d’achat. D’un autre côté, elle permet de passer outre les obstacles liés aux particularités du canal électronique. De nombreux consommateurs préfèrent par exemple payer leurs achats directement en magasin plutôt que communiquer leurs coordonnées bancaires en ligne. De nombreux acteurs du commerce électronique préfèrent quant à eux utiliser leurs points de vente uniquement comme un centre de stockage afin de limiter les frais liés aux salaires des employés et à l’aménagement des sites.

Quid de la protection des consommateurs ?

La protection des consommateurs dans le cadre du commerce électronique est définie par la loi Chatel. Les sites marchands ou toute autre entité en charge de l’échange de biens ou services en ligne sont dans l’obligation de fournir une date limite de livraison. Un retard de plus de sept jours ouvre droit à une demande de remboursement de la part du cyber acheteur. Le e-commerçant concerné a alors 30 jours au maximum pour répondre à la demande du consommateur lésé. Parmi les autres garanties de sécurité proposées au e-consommateur, on peut également citer la présence obligatoire d’un droit de rétractation dans l’offre de contrat, ou à défaut, d’une mention de son absence. Par ailleurs, l’ensemble des services liés au suivi de l’exécution de la commande, à l’exercice du droit de rétraction ou à la garantie ne peuvent quant à eux être surtaxés.

De nouvelles obligations

Depuis 2008, la France a mis en place des réglementations visant à limiter le développement de sites pirates, mais permettant également de faciliter le prélèvement fiscal des acteurs du commerce électronique. Les sites marchands ainsi que les entités présentes dans le secteur de la vente en ligne sont ainsi dans l’obligation de se déclarer. La loi Grenelle, adoptée en 2010, prévoit également qu’un revendeur est en charge de la collecte, de l’enlèvement ainsi que du traitement des déchets électriques et électroniques importés et commercialisés sous sa marque. Cette disposition s’applique quel que soit le procédé de vente utilisé et la vente à distance ainsi que la vente électronique sont naturellement concernées.